Dans un rapport rendu public le 5 juillet, les militaires togolais s'engagent à respecter les institutions de la République estimant que les législatives du 5 août permettront de renouer avec la communauté internationale et d'achever la réconciliation nationale.

Les Forces armées togolaises (FAT)  ont assuré le chef de l'Etat Faure Gnassingbé qu'elles  continueront "à jouer sans faille le rôle républicain" que la  Nation attend d'elles, lors de leur grand rapport tenu jeudi  devant le président togolais. Elles ont également encouragé le chef de l'Etat à poursuivre sa politique de paix, de réconciliation et de réforme de la société  togolaise pour son plein épanouissement. Les FAT "restent rassemblées, unies, fortes, solidaires,  fidèles aux institutions de la République, conformément au rôle  que leur confère la Constitution togolaise", a indiqué le grand  rapport dans sa déclaration finale. A la disparition de l'ex-président Gnassingbé Eyadéma le 5 février 2005, l'armée a soutenu l'arrivée au pouvoir de son fils Faure Gnassingbé. La constitution du pays prévoyait qu'en cas de décès du chef de l'Etat, ce dernier devait être remplacé par le président de l'assemblée nationale qui était à l'époque l'universitaire Fambaré Natchaba. L'actuel ministre de la Défense n'est autre que Kpatcha Gnassingbé, le demi-frère du président Faure Gnassingbé.

Selon les forces armées togolaises, l'Accord politique global  signé le 20 août 2006 par l'ensemble des acteurs politiques  constitue l'heureux aboutissement de la mise en application des 22 engagements du Togo vis-à-vis de l'Union européenne. Elles ont par ailleurs indiqué que les prochaines législatives attendues au 5 août permettront au Togo d'achever de se  réconcilier avec lui-même et avec la communauté internationale. "Depuis deux ans, vous vous êtes attelé à décrisper la vie  politique togolaise et à réconcilier les Togolais entre eux", ont  indiqué les FAT à Faure Gnassingbé, soulignant en outre qu'elles  ont largement bénéficié de sa politique de développement, dont le  vote et la promulgation de leurs nouveaux statuts. L'ex-président Gnassingbé Eyadéma a souvent été accusé d'avoir tribalisé l'armée qui serait composée à 70% de gens de son village Pya situé dans la partie septentrionale du pays.