23 juin 2007
Le virus de la grippe aviaire au Togo
2 000 poulets morts dans une ferme près de Lomé
Des mesures d'abattage des volailles atteintes par le H5N1 ont été prises par les autorités.
Un foyer suspect de grippe aviaire a été détecté ces derniers jours à Sigbehoue, à 45 km à l'est de Lomé, affirme-t-on au ministère togolais de l'Elevage, de l'Agriculture et de la Pêche. Environ 2 000 poulets sont morts en l'espace de deux jours sur les 3 000 que compte une ferme semi-industrielle, a expliqué Datcha Bouwassi, le directeur de cabinet de ce ministère. "Pour l'instant, des mesures conservatoires sont prises et le reste des volailles est en train d'être détruit", a indiqué M. Bouwassi, soulignant que des prélèvements sont actuellement en cours d'analyse. Aucun cas de virus H5N1 de la grippe aviaire n'a encore été détecté au Togo où le gouvernement a mis en place depuis février 2006 un plan d'action comportant notamment un système d'alerte nationale et la formation des personnels médicaux.
"Comités locaux de vigilance"
Des "comités locaux de vigilance" ont été créés dans tout le pays, notamment aux frontières. Par ailleurs, le Togo ont interdit depuis octobre 2006, l'importation de "volailles vivantes et dérivés" en provenance des pays touchés par la grippe aviaire et les contrôles ont été renforcés sur les différents produits en provenance de pays non touchés.
Source XINHUA
23 septembre 2005
Sécurité aérienne : le Togo figure sur une liste noire française
Trente pays sont visés dans un rapport en 2004 élaboré par un parlementaire
Un rapport présenté à l'Assemblée nationale en juillet 2004 par le député (UMP) François-Michel Gonnot établissait, à partir de 111 « rapports sommaires » de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une liste de 30 pays « parmi les plus critiques » en matière de sécurité aérienne : Albanie, Belize, Biélorussie, Botswana, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Croatie, Ghana, Guyana, Kenya, Laos, Macédoine, Mali, Mongolie, Mozambique, Birmanie, Niger, Ouganda, Palaos, Papouasie Nouvelle-Guinée, Russie, Samoa, Sénégal, Togo, Tonga. Mais aussi trois membres de l'Union européenne : Chypre, Hongrie et Portugal.
Tout en précisant qu'il ne s'agissait pas de « mettre ces pays à l'index », le rapporteur de la mission d'information parlementaire indiquait que les autres membres de l'OACI attendaient d'eux « des améliorations rapides ». Il rappelait par ailleurs qu'il « n'existe pas de critère automatique et uniforme de notation des pays ».
(Le Monde du 30 août 2005)
12 juin 2005
Le retour des réfugiés, un casse-tête pour le nouveau pouvoir
Les autorités veulent rassurer du rétablissement de la sécurité et demandent aux quelque 30 000 réfugiés de rentrer au pays
Selon le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR), plus de 19.000 Togolais ont trouvé asile au Bénin tandis qu'un peu plus de 10.000 autres se sont exilés au Ghana, depuis fin avril après les violences post-électorales qui ont ensanglanté le pays.
Ils ont fui pour se mettre à l'abri des menaces qu'ils subissaient. Mais deux semaines après cet exode massif, les autorités issues du scrutin présidentiel contesté ont appelé leurs ressortissants à revenir au pays, assurant que la sécurité y a été restaurée. Le régime en place a, par la même occasion, fustigé les témoignages de certains réfugiés qui, un peu plus tard, sont arrivés aux frontières des deux pays voisins, se prévalant encore d'une situation d'insécurité pour justifier leur exil. Selon ces témoignages, des Togolais continueraient de faire l'objet de la chasse à l'homme, de sévices de tout genre et d'intimidation.
Les autorités en place à Lomé ont vu dans ces allégations une certaine instrumentalisation de la question des réfugiés togolais et n'ont pas tardé à prendre certaines mesures d'apaisement dont la mise en palce d'une commission naitonale d'enquête chargée de faire la lumière sur les événements douleureux de l'avant et de l'après 24 avril, afin d'établir les responsabilités, mais aussi d'accorder des réparations aux victimes, tant du côté des partisans du pouvoir que de l'opposition.
Sans attendre les résultats de cette enquête, le gouvernement, à travers les affaires sociales, a déjà fait des gestes à l'endroit de certains sinistrés: distribution de vivres et autres produits de première nécessité.
Les nouvelles autorités tentent de rassurer leurs compatriotes, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. D'abord à l'intérieur, le pouvoir en place doit parvenir à convaincre les Togolais restés au pays en dépit des événements post- électoraux que le pire a été évité et que le présent et le lendemain se promettent à la quiétude, afin de les empêcher de partir en exil. Mais cela suppose l'accélération de la prise et de la mise en oeuvre des mesures d'apaisement et de restauration de la confiance entre dirigeants et administrés et de la cohésion entre les différentes compsantes politiques du pays, notamment entre partisans du vainqueur de la présidentielle du 24 avril dernier et ceux de la Coalition de l'opposition radicale perdante.
A l'extérieur, le pari à gagner va procéder d'un rapatriement des réfugiés. Un processus difficile, puisqu'il faut assurer des citoyens qui ont échappé au fait post-électoral que la paix et la sécurité sont rétablies dans leur pays d'origine.
C'est certainement pour s'être rendu compte de la délicatesse et de la difficulté de cette opération que le régime en place à Lomé a créé un haut commissariat national aux réfugiés et à l'action humanitaire susceptible de mettre fin au malheureux feuilleton du phénomène des réfugiés togolais apparu au lendemain du 24 avril dernier. Mais il faut agir vite.
(Avec Xinhuanet)










