26 janvier 2008
Le Togo champion de l'obésité
C'est un triste record. Le Togo compterait entre 20 et 25% d'habitants souffrant d'un excès de poids, soit un taux avoisinant celui des Etats-Unis. L'information est à lire dans le magazine français L'Express du 24 janvier. La progression enregistrée de l'obésité au Togo trouve sa source dans une alimentation trop riche en huile et en sucres. Conséquence: la mortalité liée au diabète a explosé, avec un taux de pévalence passé chez les adultes de 2,3% en 1976 à 9% en 2005.
06 juillet 2007
Le Bénin ferme ses frontières à la volaille en provenance du Togo
La décision intervenue le 3 juillet est consécutive à la découverte du virus H5N1 dans une contrée non loin de la frontière entre les deux pays.
Le Bénin a interdit cette semaine toute importation de volaille ou de produits dérivés du Togo où a été détecté un foyer du virus de grippe aviaire de type H5N1 dans un élevage de poulets. "Nous avons reçu du ministre togolais de l'Agriculture et de la Pêche confirmation de la présence du virus H5N1 après les tests pratiqués sur des volailles mortes dans un village" frontalier du Bénin. Il est donc formellement interdit à compter de ce jour (mardi) et jusqu'à nouvel ordre l'importation de volailles en provenance du Togo et il est interdit de manipuler sans précaution d'usage toutes volailles suspectes ou mortes", indique un communiqué du gouvernement béninois.
Plus de 5 500 volailles sont mortes récemment, dont la moitié en moins d'une semaine, dans une ferme suspectée d'être touchée par la grippe aviaire à Sigbehoue, à 45 km à l'est de Lomé. Les première analyses effectuées dans un laboratoire ghanéen sur les mêmes volailles avaient déjà confirmé la présence de ce virus. Le Bénin a mis sur pied en février 2005 un Programme d'intervention d'urgence (PIU) contre la grippe aviaire en prévision de l'arrivée sur son territoire des oiseaux migrateurs éventuellement porteurs du virus H5N1. Il est également frontalier du Nigeria, pays très touché par la grippe aviaire.
(Source www.republicoftogo.com)
L'armée togolaise se veut républicaine
Dans un rapport rendu public le 5 juillet, les militaires togolais s'engagent à respecter les institutions de la République estimant que les législatives du 5 août permettront de renouer avec la communauté internationale et d'achever la réconciliation nationale.
Les Forces armées togolaises (FAT) ont assuré le chef de l'Etat Faure Gnassingbé qu'elles continueront "à jouer sans faille le rôle républicain" que la Nation attend d'elles, lors de leur grand rapport tenu jeudi devant le président togolais. Elles ont également encouragé le chef de l'Etat à poursuivre sa politique de paix, de réconciliation et de réforme de la société togolaise pour son plein épanouissement. Les FAT "restent rassemblées, unies, fortes, solidaires, fidèles aux institutions de la République, conformément au rôle que leur confère la Constitution togolaise", a indiqué le grand rapport dans sa déclaration finale. A la disparition de l'ex-président Gnassingbé Eyadéma le 5 février 2005, l'armée a soutenu l'arrivée au pouvoir de son fils Faure Gnassingbé. La constitution du pays prévoyait qu'en cas de décès du chef de l'Etat, ce dernier devait être remplacé par le président de l'assemblée nationale qui était à l'époque l'universitaire Fambaré Natchaba. L'actuel ministre de la Défense n'est autre que Kpatcha Gnassingbé, le demi-frère du président Faure Gnassingbé.
Selon les forces armées togolaises, l'Accord politique global signé le 20 août 2006 par l'ensemble des acteurs politiques constitue l'heureux aboutissement de la mise en application des 22 engagements du Togo vis-à-vis de l'Union européenne. Elles ont par ailleurs indiqué que les prochaines législatives attendues au 5 août permettront au Togo d'achever de se réconcilier avec lui-même et avec la communauté internationale. "Depuis deux ans, vous vous êtes attelé à décrisper la vie politique togolaise et à réconcilier les Togolais entre eux", ont indiqué les FAT à Faure Gnassingbé, soulignant en outre qu'elles ont largement bénéficié de sa politique de développement, dont le vote et la promulgation de leurs nouveaux statuts. L'ex-président Gnassingbé Eyadéma a souvent été accusé d'avoir tribalisé l'armée qui serait composée à 70% de gens de son village Pya situé dans la partie septentrionale du pays.
23 juin 2007
Habitat
Besoin annuel de 23 000 logements Avec une population urbaine qui croit sur un rythme de 4,5% par an, le déficit en logements explose. |
Le Togo a besoin de 23 000 logements par an pour satisfaire ses populations, apprend-on de sources proches du forum de validation du Projet de la stratégie nationale du logement, actuellement en étude à Lomé. Le premier programme qui sera issu de cet atelier, sera exécuté sur une période de cinq ans, entre 2008 et 2012, indique des spécialistes et officiels participant au forum de validation. Selon les statistiques des services de l'Urbanisme et de l'Habitat au Togo, la population urbaine togolaise croît de 4,5% par an et représentait en 2003, 40% de la population totale. Toujours selon les mêmes sources, un Togolais sur deux vit en ville en cette année 2007. Le Togo, d'une superficie de 56 000 km2, a une population estimée à environ 6 millions d'habitants. Source Pana |
Le virus de la grippe aviaire au Togo
2 000 poulets morts dans une ferme près de Lomé
Des mesures d'abattage des volailles atteintes par le H5N1 ont été prises par les autorités.
Un foyer suspect de grippe aviaire a été détecté ces derniers jours à Sigbehoue, à 45 km à l'est de Lomé, affirme-t-on au ministère togolais de l'Elevage, de l'Agriculture et de la Pêche. Environ 2 000 poulets sont morts en l'espace de deux jours sur les 3 000 que compte une ferme semi-industrielle, a expliqué Datcha Bouwassi, le directeur de cabinet de ce ministère. "Pour l'instant, des mesures conservatoires sont prises et le reste des volailles est en train d'être détruit", a indiqué M. Bouwassi, soulignant que des prélèvements sont actuellement en cours d'analyse. Aucun cas de virus H5N1 de la grippe aviaire n'a encore été détecté au Togo où le gouvernement a mis en place depuis février 2006 un plan d'action comportant notamment un système d'alerte nationale et la formation des personnels médicaux.
"Comités locaux de vigilance"
Des "comités locaux de vigilance" ont été créés dans tout le pays, notamment aux frontières. Par ailleurs, le Togo ont interdit depuis octobre 2006, l'importation de "volailles vivantes et dérivés" en provenance des pays touchés par la grippe aviaire et les contrôles ont été renforcés sur les différents produits en provenance de pays non touchés.
Source XINHUA
30 janvier 2006
Le capitaine des Eperviers: "On était mal préparé..."
Yaovi Abalo, capitaine du Onze national
Les langues se délient après le fiasco de la CAN. Yaovi Abalo défenseur capitaine des Eperviers déclarait à RFI: «On était mal préparé (pour cette CAN). Quand on joue dans les éliminatoires, ce n’est pas la même pression que dans une phase finale. Et de ce côté, beaucoup de joueurs n’ont pas encore la bonne maturité. Il va vraiment falloir faire quelque chose pour qu’à la coupe du monde, on ne fasse pas la même chose qu’ici. (…) Dans l’ensemble, on n’était pas dans une phase positive avant de venir ici.»
Les Eperviers pourtant qualifiés au Mondial 2006 ont quitté la CAN par la petite porte après trois défaites contre le Congo (2-0), le Cameroun (2-0) et l'Angola (3-2).
Stephen Keshi: "La vie continue..."
Après la défaite du Onze national contre l'Angola (3-2)
Stephen Keshi: "Mon avenir dépend de la fédération togolaise... La vie continue ce n'est pas la fin du monde. Ce match on aurait pu le gagner mais l'expulsion nous a coûté cher. Quant au Mondial, on va se préparer et on verra".
L'affaire Adebayor a débouché sur une crise qui risque de coûter sa place à au sélectionneur nigérian des Eperviers. L'attaquant togolais d'Arsenal se serait brouillé avec le sélectionneur peu avant le premier match contre le Congo pour ne s'être joint pas à l'équipe lors des préparartions pour la CAN.
13 janvier 2006
Le Togo, loin d'être sur «la voie de l'apaisement»
Contrairement à ce qu'a annoncé Jacques Chirac pendant les vœux du corps diplomatique mardi matin, plusieus pays d'Afrique, dont le Togo, vivent dans un climat politique tendu.
Le Togo? Cette référence peut susciter quelque interrogation. Depuis l'explosion de violences qui avait marqué le scrutin présidentiel d'avril 2005, avalisé par Paris, c'est le statu quo qui prédomine dans cet ancien protectorat français. Faure Gnassingbé, qui dirige le pays depuis le décès d'Eyadéma (son père) en février 2005, prône officiellement la «réconciliation nationale». Ce qui ne l'empêchera pas d'organiser, vendredi, un défilé militaire dans les rues de Lomé pour fêter la «libération nationale». Autrement dit : la prise de pouvoir par la force de l'ancien sergent-chef de l'armée coloniale française, Gnassingbé Eyadéma, le 13 janvier 1967. Quatre ans auparavant, jour pour jour, le même Eyadéma avait participé, aux côtés d'autres officiers togolais, au putsch contre le premier président du Togo indépendant, Sylvanus Olympio, assassiné lors du coup de force.
Dans ses vœux au corps diplomatique, mardi matin à Paris, Jacques Chirac a souhaité pour la Côte d'Ivoire le «retour à la vie normale, par le dépôt des armes et par des consultations électorales ramenant une démocratie réelle, apaisée». C'est possible, a expliqué en substance le président français, citant en exemple plusieurs pays du continent africain qui, selon lui, ont «retrouvé la voie de l'apaisement» : la République démocratique du Congo, la Centrafrique, la Guinée-Bissau... et le Togo.
Pour l'Union des forces de changement (UFC), la principale formation de l'opposition togolaise dirigée par Gilchrist Olympio (le fils du président assassiné), ce défilé est une véritable provocation. L'UFC, qui présente son candidat malheureux au scrutin d'avril dernier, Emmanuel Bob Akitani, comme «le président des Togolais» sur son site, accuse toujours Faure Gnassingbé de «hold-up électoral».
Prôné par l'Union européenne, le dialogue entre le nouveau régime et ses principaux adversaires est au point mort. Ces derniers réclament comme préalables une réforme en profondeur de l'armée noyautée par le pouvoir, ainsi que le jugement des auteurs de la répression du printemps 2005, qui - selon un récent rapport des Nations unies - aurait fait plusieurs centaines de morts. Faure Gnassingbé ne veut pas en entendre parler...
Enfin, plusieurs milliers de personnes qui avaient fui les violences lors du scrutin présidentiel campent toujours au Bénin et au Ghana voisins. Loin d'être sur «la voie de l'apaisement», le Togo semble en réalité englué pour longtemps dans un immobilisme politique lourd de dangers.
(Thomas HOFNUNG, Libération)
Le Togo parade au mépris de la démocratisation
La commémoration du putsch de 1967 déçoit les espoirs d'ouverture.
Le fantôme de Gnassingbé Eyadéma, l'ancien président du Togo mort en février 2005, va planer, aujourd'hui sur Lomé, à l'occasion d'un défilé militaire. Son successeur et fils, Faure Gnassingbé, a décidé de maintenir la tradition. Chaque 13 janvier, l'armée parade dans les rues de la capitale pour commémorer le putsch qui, en 1967, permit à l'homme aux éternelles lunettes noires de s'emparer du pouvoir pour ne plus le lâcher. Le régime célèbre ce jour-là la «libération nationale».
Pour le principal parti d'opposition, l'Union des forces du changement (UFC), ce défilé est, à l'inverse, «un acte d'arrogance» inacceptable. L'UFC accuse Faure Gnassingbé d'avoir truqué le scrutin présidentiel d'avril 2005, marqué par une explosion de violences. Son dirigeant, Gilchrist Olympio, qui vit en exil à Paris, a aussi des raisons personnelles de fulminer. Un autre 13 janvier, en 1963, un groupe de sous-officiers, emmené par l'ancien sergent-chef de l'armée coloniale française Eyadéma, assassinait le premier président du Togo, Sylvanus Olympio, élu démocratiquement et père de l'actuel opposant.
Au-delà de cette querelle familiale qui se perpétue par fils interposés, le défilé militaire de Lomé douche les espoirs de ceux qui voyaient ou feignaient de voir dans Faure Gnassingbé un trentenaire lucide, capable de sortir son pays de l'ornière. «La situation économique se détériore à vue d'oeil, les routes sont dans un état lamentable et, pendant ce temps, le Président se fait construire un nouveau palais à grands frais», note un observateur.
Le pouvoir, qui ne nie pas les difficultés économiques, les impute au maintien des sanctions de l'Union européenne, qui frappent le Togo depuis 1993. Depuis cette date, Bruxelles tente de rétablir le dialogue entre le clan Eyadéma et l'opposition. En vain, jusqu'ici.
Avant de discuter avec le pouvoir, ses adversaires réclament une réforme en profondeur de l'armée, noyautée par le régime, et des poursuites judiciaires contre les auteurs de la répression du printemps 2005. Nombre d'entre eux défileront aujourd'hui sur le boulevard Eyadéma.
(Thomas HOFNUNG, Libération)
26 septembre 2005
Les Nations unies attribuent au régime togolais la "responsabilité principale" des violences
La coïncidence est fâcheuse pour le régime togolais. Au moment même où le président Faure Gnassingbé, élu en avril, fait assaut de diplomatie pour tenter de renouer avec ses bailleurs de fonds européens, un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, publié lundi 26 septembre, attribue à l'Etat togolais "la responsabilité principale de la violence politique et des violations des droits de l'homme" commises au moment du scrutin contesté qui l'a porté au pouvoir.
"Exécutions sommaires perpétrées par les forces armées" , "actes de torture atroces et aveugles commis à grande échelle" , "arrestations arbitraires" d'opposants... Le document dresse une liste implacable d'exactions, établie en juin, lors d'une "mission d'établissement des faits" sur place. Sans exonérer les dirigeants de l'opposition dont les militants, révoltés par la fraude électorale, ont parfois eux-mêmes engagé le cycle violences-représailles, la mission de l'ONU désigne le pouvoir en place à Lomé comme le premier commanditaire des tueries. Alors qu'en juillet, Amnesty International avait établi une liste de 150 victimes, le bilan dressé par le Haut-Commissariat évoque "entre 400 et 500 morts et des milliers de blessés" dans les deux camps.
Si les violences ont débuté dès février, après la mort du général Eyadéma Gnassingbé, après trente-huit ans de règne, elles se sont aggravées lorsque sont fils, Faure, a été porté au pouvoir avec le soutien des militaires, grâce à une manipulation de la Constitution. Citant le juriste français Charles Debbasch, le document de l'ONU évoque "le rôle douteux (...) d'experts étrangers". Mais les brutalités ont atteint leur paroxysme après l'élection de Gnassingbé fils. Mettant en lumière "l'existence d'une réelle stratégie de la tension orchestrée par un groupe occulte au coeur du pouvoir", le rapport de l'ONU pointe le recours aux unités d'élite de l'armée pour maintenir l'ordre après la proclamation des résultats, et les pratiques destinées à faire disparaître certains cadavres.
La Mission évoque le fait que "2500 soldats habillés en civil et armés de coupe-coupe (...) " auraient été utilisés pour appuyer les militants du parti au pouvoir dans la répression des manifestations de l'opposition. Des actes de torture ont été commis par "des milices, des militants du RPT - Rassemblement du peuple togolais- et des militants de la coalition - de l'opposition -", souligne le document, qui cite des cas de "viols et -de- sévices sexuels". Les destructions d'habitations par les forces de l'ordre et l'incarcération de personnes dans des "conditions dégradantes" complètent le tableau.
"IMPASSE POLITIQUE"
Près de six mois après ces événements, le Togo suivrait-il le chemin de la démocratie ? Sans répondre à la question, le rapport de l'ONU permet d'en douter, qui insiste sur la dimension ethnique du conflit, et qualifie d'"impasse politique" la constitution d'un gouvernement sans participation réelle de l'opposition.
Le président Faure Gnassingbé ne ménage pourtant pas ses efforts pour tenter de conquérir une respectabilité et obtenir la reprise de l'aide économique de l'Union européenne, interrompue depuis 1993 pour manquements aux droits de l'homme. A New York, récemment, le président togolais a annoncé son intention d'organiser des élections législatives "le plus vite possible" et il n'a pas écarté l'idée de réhabiliter Sylvanus Olympio, premier président du Togo, tué en 1963 lors d'un coup d'Etat mené par son père, Eyadéma Gnassingbé. Ces déclarations de bonnes intentions ont porté leurs fruits puisque l'UE vient de débloquer 9 millions d'euros destinés au recensement de la population, à la réforme de la justice et à l'organisation des élections législatives. Mais l'exigence européenne d'un calendrier précis de réformes n'a reçu pour l'instant qu'un accord verbal. Un voyage de M. Gnassingbé à Londres, Paris et Bruxelles est aussi programmé.
Réfugié en France, l'ancien ministre de l'intérieur François Boko estime que le pouvoir togolais "joue sur la lassitude" des Européens. Il regrette que l'UE "cautionne" la volonté d'organiser des élections en l'absence de tout dialogue avec l'opposition. Il doute enfin de la volonté de "réconciliation" affichée par un régime qui vient de baptiser l'aéroport de Lomé du nom du dictateur mort en février.
(Le Monde du 26/09/05)










